MERCI LA VERSION 2
JE N'Y RETROUVE PLUS RIEN ET JE N'AI PAS ENVIE DE METTRE LES MAINS DANS LE CAMBOUI.
POUR L'INSTANT. JFF
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Librairie Mémoire 7 - Clamart |
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TERRE DES HOMMES
"Nous habitons une planète errante." Saint-Exupéry, qui vient d'être nommé pilote de ligne, découvre, admire, médite notre planète. Assurant désormais le courrier entre Toulouse et Dakar, il hérite d'une vaste responsabilité à l'égard des hommes, mais surtout de lui-même et de son rapport au monde. Tout en goûtant "la pulpe amère des nuits de vol", il apprend à habiter la planète et la condition d'homme, lit son chemin intérieur à travers les astres. En plus du langage universel, il jouit aussi chaque jour de la fraternité qui le lie à ses camarades du ciel. Il rend hommage à Mermoz ou à Guillaumet, à qui est dédicacé le roman, et dont il rappelle les célèbres paroles : "Ce que j'ai fait, je le jure, jamais aucune bête ne l'aurait fait."
Cet ouvrage a reçu le Grand Prix du roman de l'Académie française en 1939.
CRITIQUE
Bien sur il y a "Le petit prince", son renard, son mouton et sa rose. Ce conte poétique est devenu un phénomène de l'édition. Mais quand on parle de Saint Exupéry, on a en face de soi un personnage complexe et fascinant. Un aristocrate, un aventurier, un casse-cou, un séducteur, un écrivain... Saint Exupéry écrivain ? On sait que les intellectuels l’ont toujours considéré comme un auteur de troisième ordre. On ne saurait dissocier la vie de pilote de celle de l'écrivain. Dans la plupart de ses oeuvres, des figures marquantes de l'aviation seront placées au premier rang, comme dans "Vol de nuit" en 1931 ou "Terre des hommes". Relisez Saint Exupéry, c'est un homme noble et c'est un écrivain qui sait parler des hommes.
"Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve".
L' AUTEUR
Antoine de Saint-Exupéry est né le 29 juin 1900 à Lyon. Son père est mort quand il avait trois ans. Rien ne prédisposait Saint-Exupéry a devenir aviateur. Après des études dans la navale puis aux beaux-arts, il passe son brevet de pilote en 1921. En 1926 il commence à voler en tant que pionnier du vol postal international. Ses premiers livres sont édités pendant ce temps. En 1929, il part pour Buenos Aires. Il démissionne de son poste et devient en 1931 pilote d'essai chez Latécoère. Il semble avoir dit adieu à l'aviation, puisqu'en 1934 et en 1935, il devient grand reporter pour Paris Soir. Mais ce n'est que provisoire. Il revient en effet à l'aviation en 1937 et assure la liaison Casablanca-Tombouctou. Il volera jusqu'au commencement de la deuxième guerre mondiale. A la déclaration de guerre en 1939, il reprend du service puis part pour New York où il élabore son oeuvre la plus ambitieuse, Citadelle. En 1943, Saint-Exupéry quitte les Etats-Unis pour Alger et s'engage dans les forces françaises comme pilote avec le grade de commandant. Il a 44 ans, quand il décolle en juillet 1944 pour une mission qui sera sa dernière. Il n'a jamais été revu. L'épave de son avion a été trouvée au large de la côte de Marseille en 2000. La cause de l'accident est toujours inconnue à ce jour.
CITADELLE
Chez Antoine de Saint Exupéry on ne peut dissocier sa vie de pilote de celle de l'écrivain. Le Petit Prince, paru en 1943, reste une oeuvre marquante et singulière de Saint-Exupéry, bien qu'elle n'emprunte rien à la littérature spécialement conçue pour les enfants et s'adresse moins à un certain âge qu'à tous les êtres. Poutant son ouvrage le plus ambitieux, le plus original et le plus méconnu reste "Citadelle". Citadelle, œuvre posthume publiée en 1948, constitue la « somme » de Saint-Exupéry et rassemble les méditations de toute une vie. Tout n'est pas toujours trés bon dans ce gros livre. Saint-Exupéry envisageait la traversée de "Citadelle" à la façon de ces promenades « dans une campagne étrangère » qu'il évoque au cours même du livre. « Et peu à peu au cours du long pèlerinage, tandis que mon cheval boitait dans les ornières, ou tirait les rênes pour brouter l'herbe rase le long des murs, me vint le sentiment que mon chemin dans ses inflexions subtiles et ses respects et ses loisirs, et son temps perdu comme par l'effet de quelques rites ou d'une antichambre de roi, dessinait le visage d'un prince, et que tous ceux qui l'empruntaient, secoués par leurs carrioles ou balancés par leurs anes lents, étaient, sans le savoir, exercés à l'amour. »
J' ai tué Kennedy de Manuel Vazquez Montalban
La première entrée en scène de Pepe Carvalho est enfin rééditée. C'est mon détective préféré. Toutes les enquêtes qui suivront font référence à ce passé trouble où Pepe Carvalho, agent de la CIA, est à la fois garde du corps et assassin du président américain. Une enquête hallucinante et déjà une joyeuse confusion comme sait le concocter Montalban. Si vous n'avez pas lu Montalban il est temps de vous racheter! (Point Seuil)
Dans le café de la jeunesse perdue de Patrick Modiano
Qui est la mystérieuse Louki? Quatre voix tentent d'en percer le mystère. Jeune fille incertaine qui hante un café parisien, fugueuse qui a épousé un homme qui ne lui convient pas. Ce mari a engagé un jeune homme, jeune détective, pour la retrouver. Mais Louki est un personnage flou, en marge de la réalité. Comme toujours chez Modiano, il y a la nostalgie du temps qui passe et de la jeunesse perdue, mais comme toujours chez Modiano son écriture permet à la magie d'opérer. (Editions Gallimard)
Jack Kerouac est né en 1922 à Lowell dans le Massachusetts, une cinquantaine de kilomètres au nord de Boston. Petite ville ouvrière soudée entre travail et pratiques religieuses, mais bien loin de l’art et de la beauté. Les parents sont des canadiens français qui ont émigrés aux Etats Unis pour le travail. On parle français à la maison. On s’ennuie.
Le mouvement de la Beat Génération est né de la rencontre en 1943-44 entre Jack Kerouac, Allen Ginsberg et William Burroughs. Il ne s’agit pas ici de politique, de faire tomber avec violence les valeurs traditionnelles et culturelles bourgeoises, il s’agit ici de liberté, d’indépendance et de mode de vie, il s’agit de larguer les amarres pour trouver des moments de vie intense, spiritualité et mode de vie alternatif, extase et méditation, sortir de l’hypocrisie, jazz et poésie, écriture et amitié, ne rien posséder, - pervertie par l’alcool, les drogues et le sexe -. La « beat generation » en suite directe de la « lost generation » de Francis Scott Fitzgerald et Ernest Hemingway préfigurera la rencontre entre l’occident (San Francisco) et l’orient (Katmandou) des hippies, puis plus tard des routards et autres soixante-huitards, une génération sacs à dos, larguer les amarres comme la génération Moitessier, mais aussi de tous les courants alternatifs et artistiques d’avant-garde qui suivront.
LUNAR PARK
Un livre déjanté! Dans Lunar Park, Bret Easton Ellis, qui tente de s'assagir, pense que sa maison est hantée, que le spectre qui s'y ballade est son père mort et peut-être aussi que Patrick Bateman, le tueur d'American Psycho s'y ballade aussi, que la moquette pousse dans la salle de séjour et que les meubles se déplacent, qu'un coeur bat sous la peau d'un oiseau en peluche appelée Terby, que les femmes autour de lui ne verront jamais ces apparitions surnaturelles, que sont fils sait où sont allés les garçons qui disparaissent mystérieusement du quartier, bref, qu'un massacre des innocents d'un genre nouveau est en cours. Ellis nous plonge dans un rêve halluciné et épouvantable, tout à la fois une sorte d'autobiographie fictive, un récit désenchanté de la vie de banlieue aux Etats-Unis, un hommage aux films et à la littérature d'épouvante, un témoignage de la douleur d'un fils... Bref, comme d'habitude avec Ellis, un livre qui laisse un profond malaise (biographie ou invention romanesque?) mais tout cela avec un talent époustouflant.
CRITIQUE
Bret Easton Ellis: Voilà le genre d'auteur dont on peut dire, on aime ou on déteste. Des livres dans l’air du temps, alcool, drogue et violences gratuites, sexe et provocation : Tous les romans de Bret contiennent un nombre plus ou moins important de scènes choquantes de sexe ou de violence, des mises en scènes polémiques sur la vie d'une certaine jeunesse bourgeoise dorée, une vie faite de néant, néant des sentiments, néant des préoccupations, néant de l'espace et du temps, néant d'une société de consommation qui dévore ses enfants et qui trouvera dans la violence, le sexe et la drogue les moyens compensatoires d'exister; tout simplement. Un chose reste sûre : Bret Easton Ellis a une vraie écriture et ses textes ne peuvent laisser indifférents..
L' AUTEUR
Bret Easton Ellis est né à Los Angeles en 1964. Dès la publication de son premier livre "Moins que zéro", en 1985, il a connu un succès foudroyant et s'est imposé comme l'un des écrivains majeurs de sa génération. Suivront de nombreux autres romans, "Les Lois de l'attraction", "American Psycho", "Zombies", "Glamorama"... Traduite dans le monde entier, adaptée au cinéma, son oeuvre est l'une des plus significatives de la littérature contemporaine. C'est aussi une des plus dure à lire car la violence la plus extrème y cotoie la beauté la plus envoutante, la beauté du diable.
AMERICAN PSYCHO
American Psycho est une plongée infernale dans la laideur des années 80, sous la forme du récit des meurtres commis par Patrick Bateman, un golden boy sans scrupule dont on ignore l'activité exacte. Les personnages se ressemblent, se pourchassent sur un même circuit de la réussite en forme de primes, de soirées-cocktails dans les meilleurs restaurants, de costumes, chemises, crèmes de soin, cartes de visites, conquêtes griffées, de pauses défonce dans les boites de nuit. La consommation des biens et des personnes y atteint un point rarement atteint, jusque dans l'horreur des meurtres commis par Bateman. Si c'est cela le fameux rêve de nos sociétés... Un livre qui vous frappe au visage plus dûrement qu'un coup de poing. Et une fois sorti du KO, qui vous fait réfléchir.

Ce blog est celui de la librairie MEMOIRE 7.
Même si la société de consommation a supplanté au plaisir du livre et de la lecture celui plus passif et souvent médiocre de l'image, même si la société de consommation crée aussi beaucoup de
faux livres, rien ne peut remplacer la lecture.
Le livre est le support presque parfait car, libéré de l'environnement quotidien, vous vous introduisez dans des mondes nouveaux, vous réimaginez le monde.
Avec une bonne lecture dans votre bagage vous serez bien partout. Une attente imprévue dans une gare, une télé déprimante, une insomnie, un week end pluvieux, La lecture c'est à la fois un refuge
-- celle ci vous protège et vous ouvre le monde -- mais c'est aussi franchir des limites, traverser des territoires inconnus, vivre des expériences inhabituelles.
La lecture ne transforme pas le système, la lecture ne change pas le monde, ne le rend pas plus humain; dans les livres il y a aussi le désespoir, on y tue pour un rien, mais la lecture vous
change vous.
Nous vous proposons ( le personnel de la librairie, les lecteurs ) des choix de lectures, des livres lus, relus , aimés et que nous avons envie de défendre et de faire partager.
Partagez avec nous.
La lecture est un vrai temps de vie.