MERCI LA VERSION 2

LA VERSION 2 A SEME UNE PAGAIE COMPLETE SUR NOTRE BLOG.
JE N'Y RETROUVE PLUS RIEN ET JE N'AI PAS ENVIE DE METTRE LES MAINS DANS LE CAMBOUI.
POUR L'INSTANT. JFF 
Mardi 1 janvier 2008

           TERRE DES HOMMES         

"Nous habitons une planète errante." Saint-Exupéry, qui vient d'être nommé pilote de ligne, découvre, admire, médite notre planète. Assurant désormais le courrier entre Toulouse et Dakar, il hérite d'une vaste responsabilité à l'égard des hommes, mais surtout de lui-même et de son rapport au monde. Tout en goûtant "la pulpe amère des nuits de vol", il apprend à habiter la planète et la condition d'homme, lit son chemin intérieur à travers les astres. En plus du langage universel, il jouit aussi chaque jour de la fraternité qui le lie à ses camarades du ciel. Il rend hommage à Mermoz ou à Guillaumet, à qui est dédicacé le roman, et dont il rappelle les célèbres paroles : "Ce que j'ai fait, je le jure, jamais aucune bête ne l'aurait fait."

Cet ouvrage a reçu le Grand Prix du roman de l'Académie française en 1939.

CRITIQUE

Bien sur il y a "Le petit prince", son renard, son mouton et sa rose. Ce conte poétique est devenu un phénomène de l'édition. Mais quand on parle de Saint Exupéry, on a en face de soi un personnage complexe et fascinant. Un aristocrate, un aventurier, un casse-cou, un séducteur, un écrivain... Saint Exupéry écrivain ? On sait que les intellectuels l’ont toujours considéré comme un auteur de troisième ordre. On ne saurait dissocier la vie de pilote de celle de l'écrivain. Dans la plupart de ses oeuvres, des figures marquantes de l'aviation seront placées au premier rang, comme dans "Vol de nuit" en 1931 ou "Terre des hommes". Relisez Saint Exupéry, c'est un homme noble et c'est un écrivain qui sait parler des hommes.

"Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve".

                                 L' AUTEUR

Antoine de Saint-Exupéry est né le 29 juin 1900 à Lyon. Son père est mort quand il avait trois ans. Rien ne prédisposait Saint-Exupéry a devenir aviateur. Après des études dans la navale puis aux beaux-arts, il passe son brevet de pilote en 1921. En 1926 il commence à voler en tant que pionnier du vol postal international. Ses premiers livres sont édités pendant ce temps. En 1929, il part pour Buenos Aires. Il démissionne de son poste et devient en 1931 pilote d'essai chez Latécoère. Il semble avoir dit adieu à l'aviation, puisqu'en 1934 et en 1935, il devient grand reporter pour Paris Soir. Mais ce n'est que provisoire. Il revient en effet à l'aviation en 1937 et assure la liaison Casablanca-Tombouctou. Il volera jusqu'au commencement de la deuxième guerre mondiale. A la déclaration de guerre en 1939, il reprend du service puis part pour New York où il élabore son oeuvre la plus ambitieuse, Citadelle. En 1943, Saint-Exupéry quitte les Etats-Unis pour Alger et s'engage dans les forces françaises comme pilote avec le grade de commandant. Il a 44 ans, quand il décolle en juillet 1944 pour une mission qui sera sa dernière. Il n'a jamais été revu. L'épave de son avion a été trouvée au large de la côte de Marseille en 2000. La cause de l'accident est toujours inconnue à ce jour.

CITADELLE                                        

Chez Antoine de Saint Exupéry on ne peut dissocier sa vie de pilote de celle de l'écrivain. Le Petit Prince, paru en 1943, reste une oeuvre marquante et singulière de Saint-Exupéry, bien qu'elle n'emprunte rien à la littérature spécialement conçue pour les enfants et s'adresse moins à un certain âge qu'à tous les êtres. Poutant son ouvrage le plus ambitieux, le plus original et le plus méconnu reste "Citadelle". Citadelle, œuvre posthume publiée en 1948, constitue la « somme » de Saint-Exupéry et rassemble les méditations de toute une vie. Tout n'est pas toujours trés bon dans ce gros livre. Saint-Exupéry envisageait la traversée de "Citadelle" à la façon de ces promenades « dans une campagne étrangère » qu'il évoque au cours même du livre. « Et peu à peu au cours du long pèlerinage, tandis que mon cheval boitait dans les ornières, ou tirait les rênes pour brouter l'herbe rase le long des murs, me vint le sentiment que mon chemin dans ses inflexions subtiles et ses respects et ses loisirs, et son temps perdu comme par l'effet de quelques rites ou d'une antichambre de roi, dessinait le visage d'un prince, et que tous ceux qui l'empruntaient, secoués par leurs carrioles ou balancés par leurs anes lents, étaient, sans le savoir, exercés à l'amour. »

                     

 

Par jff - Publié dans : lectures
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Mercredi 19 décembre 2007

         J' ai tué Kennedy  de  Manuel Vazquez Montalban

La première entrée en scène de Pepe Carvalho est enfin rééditée. C'est mon détective préféré. Toutes les enquêtes qui suivront font référence à ce passé trouble où Pepe Carvalho, agent de la CIA, est à la fois garde du corps et assassin du président américain. Une enquête hallucinante et déjà une joyeuse confusion comme sait le concocter Montalban. Si vous n'avez pas lu Montalban il est temps de vous racheter! (Point Seuil)


 



    Dans le café de la jeunesse perdue  de  Patrick Modiano

Qui est la mystérieuse Louki? Quatre voix tentent d'en percer le mystère. Jeune fille incertaine qui hante un café parisien, fugueuse qui a épousé un homme qui ne lui convient pas. Ce mari a engagé un jeune homme, jeune détective, pour la retrouver. Mais Louki est un personnage flou, en marge de la réalité. Comme toujours chez Modiano, il y a la nostalgie du temps qui passe et de la jeunesse perdue, mais comme toujours chez Modiano son écriture permet à la magie d'opérer. (Editions Gallimard)

Par jff - Publié dans : Brèves
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Mercredi 5 décembre 2007
 
Jack Kerouac et la « beat génération », voila des mots qui ne disent pas grand-chose aux plus jeunes. Pourtant, l’histoire se répète toujours et bien des aspirations de la jeunesse d’aujourd’hui étaient déjà celles de leurs aînés : Recherche de moments intenses. S’échapper de l’enfermement de la société, c'est-à-dire la famille, l’école, le conformisme, les conventions, les codes, l’ennui… L’envie de changer sa vie, la musique, fraternité et liberté, indépendance, création artistique, l’envie d’une nouvelle conception de la vie, l’envie de nouvelles expériences littéraires, de nouveaux idéaux, méditation, fumée, musique, rouler sa bosse.
  
Jack Kerouac fut une immense idole dans les années d’après guerre.
 
    Jack Kerouac est né en 1922 à Lowell dans le Massachusetts, une cinquantaine de kilomètres au nord de Boston. Petite ville ouvrière soudée entre travail et pratiques religieuses, mais bien loin de l’art et de la beauté. Les parents sont des canadiens français qui ont émigrés aux Etats Unis pour le travail. On parle français à la maison. On s’ennuie.
Son frère Gérard mourut en 1925 et l’image de ce jeune frère perdu très tôt le hantera toute sa vie.
Entre un père devenu peu à peu alcoolique et joueur et une mère un peu falote, Jack Kerouac vit dans son monde intérieur. Il lit beaucoup.
Dés 1939, passion naissante pour le jazz, premiers écrits, premières sorties amoureuses.
Admission à l’université de Columbia, fascination pour la ville de New York, beaucoup de sport, Jack Kerouac était alors un véritable athlète de football américain, présentant bien. On est encore très loin de l’autre Amérique, de l’autre Kerouac.
En 1941, abandon de Columbia. Petits boulots. Un court engagement dans la marine marchande. Sorties avec les filles. Une première expérience homosexuelle. Lente dérive dans les milieux interlopes de New York.
En attente de son ordre de mobilisation mais il est réformé.
Puis rencontre fondamentale avec Allen Ginsberg, le futur grand poète de la beat.
En 1944, une autre de ses rencontres fondamentales, celle avec William Burroughs, un type maigrichon de 30 ans, iconoclaste, grand admirateur de Rimbaud et Baudelaire, qui on le verra sera le roi des histoires sombres, des relations douteuses, n’est-il pas celui qui tua sa femme quelques années plus tard d’un coup de revolver en essayant le coup de Guillaume Tell ?
Premier mariage.
Du superbe athlète qu’il était, en trois-quatre ans Jack Kerouac deviendra alcoolique, drogué, bouffi et de santé fragile. Et totalement tourmenté.
Déjà Jack Kerouac écrit. L’écriture… Jack Kerouac écrit beaucoup et tout le temps, l’écriture est le moyen de dépasser les mystères, toute sa vie Kerouac n’aura cure du succès littéraire, il veut trouver une nouvelle conception de la vie, l’écriture pour percer les mystères de la vie et de la mort, il n’est pas encore sur les routes mais il écrit, il écrit malgré les refus des éditeurs,
En 1946, rencontre avec Neal Cassady. Et avec Neal commence la partie de la vie de Kerouac qu’on peut appeler la « vie sur la route ». Neal Cassady est doté d’une énergie inépuisable, d’un intense appétit de vivre, il est l’Amérique sauvage, celle des anciens pionniers de l’ouest.
La route ? À partir de 1947 ; traversée en tout sens des Etats Unis, autocar, stop, petits boulots, amourettes éphémères, écriture, écriture… (« Sur la route » racontera cette période, Cassady est Dean Moriarty, Kerouac est Sal Paradise) entrecoupées de virées avec les copains, de fêtes et d’alcool, errances initiatiques, la route comme une quête intérieure.
En 1950 paraît «  The town and the city », le premier roman enfin publié de Kerouac, ventes très moyennes.
Voyage au Mexique pour retrouver William Burroughs. C’est la première fois que Jack Kerouac sort des Etats Unis, beaucoup de marijuana, premières phobies mystiques, puis retour à New York, il se marie à nouveau, travail sur l’écriture de « Sur la route » récit des voyages et des expéditions avec Neal Cassady.
Le manuscrit est bien accepté en 1952 mais ne sera pas publié.
Nouvelle virée au Mexique chez William Burroughs. Un désastre.
Puis retour chez maman : bière, télé, écriture.
Boulot dans les trains. Bouddhisme, jazz, et toujours les copains. L’écriture.
En 1955 rencontre avec Gary Snider qu’il immortalisera dans « Les clochards célestes » et qui l'initie sérieusement au bouddhisme.
En 1956, Jack Kerouac a 34 ans, tous les voyages ont été effectués, tous les idéaux se sont éteints, Kerouac est face au vide, face à lui-même, face à l’alcool, face à la souffrance, face à l’envie d’écrire aussi, tout se délite et pourtant on est à la veille de ses succès littéraires.
Naissance du rock’n’roll.
Dès 1957 Jack Kerouac se détourne déjà de sa condition naissante de mythe naissant.
En 1959, voyage à Paris et à Londres.
Publication enfin de « Sur la route », très bonnes critiques et à partir de là tout va se détraquer, Kerouac accroché à sa mère et à Lowell comme un naufragé à sa planche de bois, puis enfermé dans sa maison de Northport à Long Island, coupé de ses amis.
Dès 1960, alcool, drogue, la vie de Kerouac semble échapper à tout contrôle, anxiété spirituelle profonde, quelle est la signification de l’existence ?
En 1961, installation à Orlando en Floride mais il ne cesse de revenir à Lowell, obsession, début du déclin physique, un dernier voyage au Mexique, retour, alcool, se retrouver face à soi-même. Et un litre de whisky par jour.
En 1962, installation à Long Island avec sa mère, Jack Kerouac attend que Dieu lui montre son visage.
Jack Kerouac coupé de ses amis, finie l’amitié avec Neal Cassady qui lui continue la route pour se conformer à son personnage de Dean Moriarty de « Sur la route », et déjà une nouvelle génération de bohème qui annonce le mouvement hippie que Jack Kerouac rejette.
En 1966, nouveau déménagement et installation à Cape Cod, avec sa mère.
Achat d’une maison à Lowell, réinstallation avec sa mère.
Et mariage (son 3éme) surprise avec Stella, une amie de jeunesse de Lowell.
En 1968, mort de Neal Cassady, l’Ami, - personnage aussi attachant que tragique - mort comme il avait vécu, épuisé et saoul, Jack encaisse très mal cette disparition.
Alcool, prostituées, tout est de pire en pire, tout pour l’empêcher de trop penser.
Coupé du monde extérieur, amis et contemporains, marmonnant contre tous, le succès commercial de « Sur la route » a travaillé contre lui et donné une image de lui qu’il rejette,
En fait Jack Kerouac ne conciliera jamais son catholicisme et le bouddhisme, Jack Kerouac ne trouvera jamais la solution existentielle à ses interrogations et aux souffrances du monde. Sa vie ne fut qu’attente de la révélation et l’alcool que moyen de ne pas trop penser.       
Le 21 octobre 1969, il s'éteint à l'âge de 47 ans à St. Petersburg en Floride. Il avait 91 dollars sur son compte.
 
Au yeux de beaucoup et de la jeunesse du pays, Jack Kerouac n’était plus grand-chose, ses livres étaient tous épuisés, il ne restait du personnage que le réactionnaire aigri et alcoolique des dernières années, agacé par les mouvements de contre-culture qui se développaient aux Etats-Unis, les hippies notamment, les « beatniks » aussi, contraction-jeu de mots entre beat et spoutnik, ces jeunes gens débraillés et crasseux aux cheveux longs, des voyous disait Kerouac. Un homme pathétique.
 
 
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Jack Kerouac est un homme paradoxal, complexe : entre la route et l’appartement de sa mère, Il n’a jamais vraiment trouvé sa place dans la société américaine, tourmenté, déchiré.
Un type « normal » quand il est cet athlète prometteur à Columbia, l’autre, correspond à son côté introverti, méprisant le monde, déprimé, en proie à profondes difficultés de vivre avec la vie, comment donner un sens à la vie devant la mort et la souffrance, il ne trouva jamais la réponse malgré alcool, drogues, mysticisme et écriture.
 
En anglais beat signifie fatigué, épuisé, écrasé et avec un sens élargi, rejeté de la société, mais beat prendra aussi le sens de beatitude, ou celui du tempo de la musique des jazzmen noirs, la vie comme une grande improvisation à l’image de cette nouvelle musique.
Le mouvement de la Beat Génération est né de la rencontre en 1943-44 entre Jack Kerouac, Allen Ginsberg et William Burroughs. Il ne s’agit pas ici de politique, de faire tomber avec violence les valeurs traditionnelles et culturelles bourgeoises, il s’agit ici de liberté, d’indépendance et de mode de vie, il s’agit de larguer les amarres pour trouver des moments de vie intense, spiritualité et mode de vie alternatif, extase et méditation, sortir de l’hypocrisie, jazz et poésie, écriture et amitié, ne rien posséder, - pervertie par l’alcool, les drogues et le sexe -. La « beat generation » en suite directe de la « lost generation » de Francis Scott Fitzgerald et Ernest Hemingway préfigurera la rencontre entre l’occident (San Francisco) et l’orient (Katmandou) des hippies, puis plus tard des routards et autres soixante-huitards, une génération sacs à dos, larguer les amarres comme la génération Moitessier, mais aussi de tous les courants alternatifs et artistiques d’avant-garde qui suivront.
 
 « Sur la route » changea ma vie dira Bob Dylan. Et celle de beaucoup encore aujourd’hui.
 
Jack Kerouac dit : « L’âme n’est ni là-haut ni à l’intérieur. C’est un voyageur sur une route ouverte. »
 
KJF – Décembre 2007
Par jff - Publié dans : Articles
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Samedi 1 décembre 2007

              LUNAR PARK                    

Un livre déjanté! Dans Lunar Park, Bret Easton Ellis, qui tente de s'assagir, pense que sa maison est hantée, que le spectre qui s'y ballade est son père mort et peut-être aussi que Patrick Bateman, le tueur d'American Psycho s'y ballade aussi, que la moquette pousse dans la salle de séjour et que les meubles se déplacent, qu'un coeur bat sous la peau d'un oiseau en peluche appelée Terby, que les femmes autour de lui ne verront jamais ces apparitions surnaturelles, que sont fils sait où sont allés les garçons qui disparaissent mystérieusement du quartier, bref, qu'un massacre des innocents d'un genre nouveau est en cours. Ellis nous plonge dans un rêve halluciné et épouvantable, tout à la fois une sorte d'autobiographie fictive, un récit désenchanté de la vie de banlieue aux Etats-Unis, un hommage aux films et à la littérature d'épouvante, un témoignage de la douleur d'un fils... Bref, comme d'habitude avec Ellis, un livre qui laisse un profond malaise (biographie ou invention romanesque?) mais tout cela avec un talent époustouflant.

CRITIQUE

Bret Easton Ellis: Voilà le genre d'auteur dont on peut dire, on aime ou on déteste. Des livres dans l’air du temps, alcool, drogue et violences gratuites, sexe et provocation : Tous les romans de Bret contiennent un nombre plus ou moins important de scènes choquantes de sexe ou de violence, des mises en scènes polémiques sur la vie d'une certaine jeunesse bourgeoise dorée, une vie faite de néant, néant des sentiments, néant des préoccupations, néant de l'espace et du temps, néant d'une société de consommation qui dévore ses enfants et qui trouvera dans la violence, le sexe et la drogue les moyens compensatoires d'exister; tout simplement. Un chose reste sûre : Bret Easton Ellis a une vraie écriture et ses textes ne peuvent laisser indifférents..

L' AUTEUR

Bret Easton Ellis est né à Los Angeles en 1964. Dès la publication de son premier livre "Moins que zéro", en 1985, il a connu un succès foudroyant et s'est imposé comme l'un des écrivains majeurs de sa génération. Suivront de nombreux autres romans, "Les Lois de l'attraction", "American Psycho", "Zombies", "Glamorama"... Traduite dans le monde entier, adaptée au cinéma, son oeuvre est l'une des plus significatives de la littérature contemporaine. C'est aussi une des plus dure à lire car la violence la plus extrème y cotoie la beauté la plus envoutante, la beauté du diable.

                      AMERICAN PSYCHO

American Psycho est une plongée infernale dans la laideur des années 80, sous la forme du récit des meurtres commis par Patrick Bateman, un golden boy sans scrupule dont on ignore l'activité exacte. Les personnages se ressemblent, se pourchassent sur un même circuit de la réussite en forme de primes, de soirées-cocktails dans les meilleurs restaurants, de costumes, chemises, crèmes de soin, cartes de visites, conquêtes griffées, de pauses défonce dans les boites de nuit. La consommation des biens et des personnes y atteint un point rarement atteint, jusque dans l'horreur des meurtres commis par Bateman. Si c'est cela le fameux rêve de nos sociétés... Un livre qui vous frappe au visage plus dûrement qu'un coup de poing. Et une fois sorti du KO, qui vous fait réfléchir.

                   

Par jff - Publié dans : lectures
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LA LIBRAIRIE



"UN PAYS SANS LIVRE EST UN PAYS MENACE ET MENACANT"
ABBAR YASSIN HUSSIN, Ecrivain Irakien

la librairie
Ce blog est celui de la librairie MEMOIRE 7.

Même si la société de consommation a supplanté au plaisir du livre et de la lecture celui plus passif et souvent médiocre de l'image, même si la société de consommation crée aussi beaucoup de faux livres, rien ne peut remplacer la lecture.
Le livre est le support presque parfait car, libéré de l'environnement quotidien, vous vous introduisez dans des mondes nouveaux, vous réimaginez le monde.
Avec une bonne lecture dans votre bagage vous serez bien partout. Une attente imprévue dans une gare, une télé déprimante, une insomnie, un week end pluvieux, La lecture c'est à la fois un refuge -- celle ci vous protège et vous ouvre le monde -- mais c'est aussi franchir des limites, traverser des territoires inconnus, vivre des expériences inhabituelles.
La lecture ne transforme pas le système, la lecture ne change pas le monde, ne le rend pas plus humain; dans les livres il y a aussi le désespoir, on y tue pour un rien, mais la lecture vous change vous.
Nous vous proposons ( le personnel de la librairie, les lecteurs ) des choix de lectures, des livres lus, relus , aimés et que nous avons envie de défendre et de faire partager.
Partagez avec nous.

La lecture est un vrai temps de vie.


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